Raconter aux tout- petits, un enjeu de santé culturelle

« On n’éduque pas un bébé, on l’éveille pour l’accueillir dans sa culture et le nourrir dans ses besoins fondamentaux. »

Au mois de mai et juin 2019, les Racontines ont fait leur chemin de Paimpol , à Camlez, à Mellionnec, à Plouisy, à Plouaret, à Lille et Bailleul, pour nourrir les oreilles des grands et des petits.

Nourrir n’est pas un mot en l’air pour faire joli! Oui, il s’agit bien de nourrir les tout- petits et leurs parents et parer ainsi à un nouveau défi sanitaire:  la malnutrition culturelle.

 

Les « premiers récits » pour les 0- 3 ans sont un enjeu de santé culturelle.

Se relier par les histoires à ses parents et aux grandes personnes qui nous accompagnent aident à grandir vraiment et permet aux enfants de s’inscrire « dans un mouvement humanisant. »

 

Photo Vincent Lhoutellier

« Penser l’enfant, s’adresser à l’enfant, dessiner une politique publique d’éveil culturel et artistique (ECA) en sa faveur, en prenant en compte les liens à ses parents (LEP), permet d’interroger le modèle de société que nous souhaitons offrir aux générations futures. »

 

 

Baigner les tout- petits dans les livres et les comptines juste pour la joie des histoires , bien avant les contraintes d’apprentissage scolaire, c’est essentiel.

ACCES bataille sur le sujet depuis 40ans!

« Notre attention doit se concentrer sur l’effort d’offrir à nos enfants la possibilité de grandir dans une culture du sensible, de l’esthétique, des mots, afin qu’ils puissent développer leurs capacités identificatoires, le respect d’autrui, la protection de la dignité, la reconnaissance de la différence, l’empathie – tous ces éléments qui jouent un rôle majeur dans la pacification sociale. »

 

Afin d’en savoir plus sur ces enjeux, téléchargez ici le rapport dont nous venons de citer les extraits, de Sophie Marinopoulos et diffusez- le aux artistes s’intéressant à la petite enfance ainsi qu’aux parents et professionnel-les de la petite enfance.

Une stratégie nationale pour la Santé Culturelle

 

(…) Et ce sont nos plus petits qui peuvent nous guider sur le chemin de la complexité du monde moderne, nous conduisant à prendre la mesure de nos besoins.

Des besoins pour « grandir » qui, au-delà des centimètres et du poids attendus, demandent que l’enfant soit nourri continûment dans son corps et dans son être. La médecine de l’être3 telle que nous l’avions définie il y a une dizaine d’années répond à une hygiène, à une attention, à une 2 Frédéric Guillaud, « La modernité : crise d’adolescence de l’humanité ? », Le Philosophoire, 2005 / 2, n° 25, p. 77-88. 3 Sophie Marinopoulos, « La médecine de l’être », in Didier Sicard et Georges Vigarello (dir.), Aux origines de la médecine, Fayard, 2011. nutrition qui lui sont propres. La culture que nous définissons comme la culture de nos liens, de notre mouvement d’humanisation, ce mouvement que le bébé porte dans son appétence sociale, c’est-à-dire son appétence culturelle, nous autorise à poursuivre une réflexion interministérielle sur un sujet de politique publique.

Nous le situerons au cœur de nos travaux sur ce que nous nommons la Santé Culturelle, un concept centré autour de la notion d’éveil. La Santé Culturelle réhabilite une culture universelle, une culture dite sans frontières que porte l’éveil humanisant de nos tout-petits. Culture naissant de l’appétence du petit humain, qui a un désir infini de communiquer, de s’ouvrir au monde, aux langues, à l’autre, culture de l’altérité et de l’accueil de la différence, la Santé Culturelle ouvre sur la connaissance de soi et la reconnaissance des autres. Elle permet à chaque sujet de construire son identité, de partager avec d’autres que soi. La Santé Culturelle est porteuse d’apaisement personnel et de pacification sociale.

La culture pour tous ne se décrète pas ; elle se vit, s’inscrit dans le quotidien des familles, et ce dès la naissance de l’enfant. Imprégnés par l’expérience partagée de l’éveil et de ses apports tant pour le bébé que pour eux-mêmes, les parents mesureront la force de grandir dans un « bain culturel ». Éveil culturel, lecture, chant, arts plastiques, danse, théâtre, marionnettes, jeux, musées, cirque : tout est propre à faire grandir les enfants dans une approche sensible et esthétique à l’origine de leur équilibre. Un pari majeur pour notre société, qui doit prendre appui sur les parents, premiers interlocuteurs de l’enfant. »

Lettres de saison

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